Mardi 29 mai 2012
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C'est le nom du village où nous habitons depuis Noël 1980. Nous avions 25 ans et déjà 2 enfants.
Ce fut le plus beau cadeau que nous nous sommes fait.
Quelques images avant et pendant la restauration puis plus tard et maintenant.
Hiver 1980 :
Même pas peur !
L'arrière de la maison :
déjà j'ai re-maçonné le haut du mur et les corbelets
Pignons séculaires très très fragiles !
La vieille porte de l'étable dèjà transformée.
C'est la fenêtre de la salle à manger, désormais.
La grande cheminée du salon.
Enfin, ce qu'il reste du 17ème siècle.
La porte qui mène vers la cuisine :
en cours de creusement - attention, danger !
Dangers et sueurs partout.
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Que de travail !
Mais le résultat en valait la peine
Qualité de vie dans cette belle maison.
Le salon et mon coin bureau.
Venez nous voir quand vous voulez, la porte est toujours ouverte.
Par Serge Prioul
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Publié dans : Notre maison
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Mercredi 23 mai 2012
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05:08
Pour guérir les verrues :
Voler un morceau de lard, puis en gratter les verrues avant de l’enterrer.
(Claudine M... fit cela, mais le chien déterra le bout de lard,
et les verrues ne guérirent pas)
Hélène H... avait une tante à Fougères qui lui dit de prendre un fil, d’y faire des nœuds mais sans les compter.
Ce fut difficile, se souvient-elle et ne m’a pas raconté si les verrues ont disparu.
Mal de foie :
(Recette de Hélène H...)
Faire cuire un œuf dur dans son urine
L’éplucher
Puis le porter dans une fourmilière.
Quand les fourmis ont fini de débiter l’œuf,
Le foie est très probablement guéri.
Vendredi 11 mai 2012
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05:54
C'était des modèles, on peut pas dire… ils avaient des connaissances supérieures aux carriers de Louvigné… Et
c'était des bons compagnons. Avec… Le Français, tu sais : jaloux de celui qui n'en fait d'trop ! Ils dénigraient ceux qui travaillaient pas… incroyable ! Les Italiens, très bon esprit ! Le
Français c'était moyen…
A ce moment là, j'étais à la Beurrière. Les Italiens, ils me dirent : dis donc Jean, on va te mettre au courant…
Ils parlaient bien le Français ; beaucoup étaient nés en France, hein. Ils avaient 'té dans l'Cantal longtemps, carriers pis ils étaient montés par là, ils avaient… les Loranzi,
il y avait une sacré équipe là… des gars comme ça… Ils me dirent voilà, tu devrais faire comme nous on était obligé de faire dans le Cantal. Ils dirent là-bas le forgeron était payé sur la
fabrication de l'ouvrier. Le salaire de l'ouvrier… il y avait un pourcentage…mais ils m'ont tout donné… Je parlis de ça au Louis R… Il y a un barème. Je veux y être
payé… Ah, il me dit, il n'y a pas de problème… je te fais confiance…
Jean
Par Serge Prioul
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Publié dans : Histoires de picaods
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Lundi 30 avril 2012
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« La qhuraije »
(Plante des lieux humides,
la renouée persicaire avait la réputation de brûler
quand on se torchait avec… d’où : la rage au cul !)
« De què ? Dire de qué »
(dire quelque chose, dire quoi…)
à Parigné on disait : « de qua »
Sur une même commune, on parlait avec des variantes d’accent
Selon qu’on habitait l’ouest ou l’est, selon qu’on était picaod ou paysan.
« C'est propre chez eux "question de ça" »
(façon d'appuyer la remarque)
« Toute la force est dans la queue »
(En parlant des serpents, uniquement!)
Par Serge Prioul
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Publié dans : Expressions Gallo du pays de Louvigné
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Samedi 28 avril 2012
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07:38
J’ai commencé à travailler à la Beurrière en 42. Un de mes premiers pas dans la profession, c’est à ce moment-là ; c’était
la guerre, on travaillait… l’entreprise travaillait pour les « Todt*», pour faire la base sous-marine de Lorient et puis le Mur de l’Atlantique. A ce moment-là tout le monde travaillait pour
eux.
J’ai travaillé à la Beurrière quelques années et après la guerre, on s’est mis artisan, mon père et moi. On a ouvert une
carrière à la Servannière, à côté de la Beurrière. C’est là qu’on a commencé nos premiers pas d’artisanat. Comme il y avait tellement de boulot après la guerre…
Léandre
* Organisation Todt : corps paramilitaire créé en 1938 et chargé de l’exécution des grands travaux ( autoroutes, ligne
Siegfried, mur de l’atlantique etc.)
Par Serge Prioul
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Publié dans : Paroles d'anciens : la guerre
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