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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 08:31

B



La barbe à « Robert »
Peut-être : à Rober, habillé d’une robe cité par Matao
mais là : c’est la gorge du cochon (bas morceau)


Bâssouraos
Et
Haotouraos
Soir et matin

Quand vous batterez vous direz !
Encore employé pour dire "au revoir"

Bel et bein
"Il y en n'a pas bel et bein" :
il y en n'a pas beaucoup


Pas bésant

Pas facile à faire

Bën aise d'être fait

Heureux de vivre

Une tête de mauvaise bête
Un visage peu aimable

Etre en beu (boeuf)
Expression qui dit que les bêtes cherchent à se
monter les unes sur les autres. En chaleur.
Au figuré: être en colère, fâché


Beurdin
Qui n'en finit pas
Qui est patient mais qui se complaît dans ce rôle
"Est-ti beurdin avec les gosses !"

 

Les beurrées

On appelait "beurrées" des morceaux de pain beurré justement de compositions secrètes destinées à empoisonner les animaux.

 

Mieux que bien
On est vraiment très bien.

Elle est comme les biqhes,
Elle a la graisse en d'dans !

Quelqu'un de très maigre.

Elle tient mieux sur l'dos qu'une biqhe sur les cônes !

Il n'y a que le train qui ne lui est pas passé dessus.

Bonne de collier.
Un peu comme la remarque précédente.

Les bonnes femmes balloches

Qui parlent beaucoup (beaucoup trop)

Des contes de bonnes femmes saoules
Des histoires de fous… qui ne tiennent pas debout...

A chacun un bonsoir

Bonsoir à tous

Bouqer
Bouder, être faché, vexé…
(Cité par Matao)


 Les bouriers de ses poches
Il a tellement d'argent, que cela ne va pas lui coûter!

Bout
Tenir le bon bout
 voir la fin approvher…
V'là le bout!


Brayer le mort
Souvent un animal qui hurle parce qu'il a peur !

On ne bricole pas
On ne fait pas les choses à moitié et on va vite : on "avange" (on avance vite)

le brouillard mange la flotte
Amusante prévision météo

Brûler le jour

On va éteindre la lumière,
"ce n'est pas la peine de brûler le jour!" - brûler la chandelle.


C'est brun
Pour dire un temps sombre, chöniard.


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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 19:33

A



A' y'est !

ça y est !

Des abats bêtes
"Il y a des abats bêtes…" (des obstacles pour faire tomber…)

et souvent on continue avec: "…mais pas de r'lève gens!"

Aboussie

…"comme une bique qui vient d'être sautée" dit-on !

Acheson

"Faire achéson" : dégoûter violemment

Acheter
"Ils ont racheté un gosse"
Ils ont eu un deuxième enfant

L' achève tout,

La fin des haricots, la goutte d'eau qui fait déborder le vase...
Quand j'étais enfant je pensais: "la chève tout"



(Des) Aca d'ieau !

Il est tombé énormément de pluie.

Des anijouës (des anijoirs, des anichoirs)
Des faux œufs pour inciter les poules à couver.


(Il est…) arbour d'aucuns
Plus rarement entendu dans le pays :
il n'est jamais de l'avis, a l'esprit de contrariété.


"En arrivant, nous v'là !"
Façon de parler très courante.
 

Arquer - "j'ai ti du dê à arquer!"
J'ai bien du mal à me traîner.

Aussitôt la guerre
Au moment de la guerre.

"C'est comme ça, c'est pas autrement"
Façon de parler très courante.

Avance
"On n'est pas en avance"
Se dit quand on est en retard.

Axiper
Mettre la main dessus
"Pouvoir axiper"
 (Donné par Matao mais dans un sens différent : agonir, dominer - agonir d'insultes)

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 19:05



EXPRESSIONS GALLO
DU PAYS DE
LOUVIGNE-DU DESERT



Avertissement


Ce n'est là qu'une présentation très succinte et très personnelle du langage gallo. J'ai avant tout voulu dresser un inventaire de ce qui se disait encore de nos jours dans la région de Louvigné. Ce qui semble encore vivant de la langue d'autrefois.

J'ai souvent intégré à ce travail des expressions très simples et très usuelles qu'il semble parfois difficile de définir comme étant soit originaires du gallo, soit simplement des déformations du français courant.

Recueillir les expressions de ce langage populaire pourtant contemporain me semble essentiel.

N'étant donc pas le moins du monde spécialiste linguiste je demanderai qu'on me pardonne mes erreurs et, que pour faire avancer ce collectage bien loin d'être exaustif, on n'hésite pas à me laisser un commentaire. Toute critique est évidemment constructive.

 

 

Serge Prioul

 

 

 

 

Note : Pour l'orthographe, ma référence sera le remarquable ouvrage  de Régis Auffray, le Petit Matao.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 11:39

Jeudi 20 mai 2010


Il paraît...


Il paraît que c'est la semaine de la fête de la Bretagne...


Il paraît qu'il y a même eu une soirée d'organisée à Louvigné lundi soir 17 mai.

Il paraît que c'était à la Maison du Peuple (moi, j'l'appelle toujours comme ça, même si ça heurte ceuces qu'aiment pas trop le peuple, car ça doit faire plaisir à tous ces vieux picaoüs un peu rouge qui l'ont construite le soir après le boulot, la Maison du Peuple*, comme si ils en avait pas eu assez à la carrière à se faire exploiter !) enfin, il paraît !


Il paraît donc que c'était une soirée  mais très sélect, très privée, car vu que personne dans l'payiz t'ait averti, ils étaient que... deux  maodits! Deux d'la mairie 'cor ! "Ma soeur Anne", le goupe qui devait faire de l'humour n'a rin vu v'nir, il est r'parti comme il 'tait v'nu, Dame !


Un peu de sérieux Mesdames et Messieurs, ça coûte pas de faire une ou deux affiches pour distribuer dans les commerces afin d'avertir la population des manifestations à venir. Et puis il y a des gens qui sont en charge de ces manifestations culturelles qu'il paraît !

 

A 5 euros l'entrée, ils ont dû en tombant faire un trou dans le parquet !

 

Il paraît même que l'argent public ça coûte pas cher !


Il paraît...

 

 

*Note de S.P. : "La Maison du Peuple", remarquable ouvrage de Louis Guilloux.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 00:00

  * Note de S.P. :entre les deux guerres une quarantaine de familles d'Italiens vient s'installer et travailler à Louvigné





"C’est les Italiens, lorsqu’ils sont venus, qui ont fait le relais de ça avec l’apport de la mortoise, quoi ! Ils étaient plus en avance que nous. La méthode de travail était plus en avance : nous, on fendait au « clos », à la « Chante Perce » que eux, ils étaient déjà au « rayeur », à la mine. Compte tenu que nous, on avait déjà des difficultés de sens, on ne cherchait qu’à extraire des trucs de surface qui demandaient beaucoup moins de main d’œuvre et de mal. Ils ont amené le rayeur et la mortoise."


Léandre



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"Mon père  était du Lac Majeur. C'est magnifique où il était Papa.
Il est venu, il se sauvait… Il a dû arriver vers 22… Il est venu petit à petit. Avant il a atterri dans les carrières  de Savoie, du côté d'Annecy. A Combloux, la station de neige, il érigeait des pieux, en bois, pour couper les avalanches.

Il a travaillé sur des lignes de chemins de fer, aussi…

Parce qu'il est arrivé comme ça… lui, sans contrat ! Que le fascisme montait !"


Pierrette



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"-    …Ils ont vu qu'il travaillait pas mal… donc il a été embauché aussitôt comme chef de chantier, lui hein !
-    C'est d'ailleurs ce qui a créé beaucoup d'animosité : "un macaroni" venait commander des Français!
-     Il y avait une grosse jalousie ! Et puis Mussolini… !
-     C'était le fait, un peu comme les Portugais quand ils arrivaient dans un endroit, ils se regroupent : les Arabes se regroupent… les Italiens c'était ça aussi ! Tous les soirs c'était la guitare, la chemise blanche, la fête…
-    Et les filles, ils piquaient toutes les filles ! Faut dire que les Italiens étaient séducteurs. Les Français rentraient chez eux en tenues dégueulasses de carriers… alors que les Italiens, quand ils rentraient, ils n'avaient qu'une cuvette, mais ils se lavaient… très coquets.
-    Ils venaient, ces gens-là pour bosser ! Tu n'as jamais entendu dire que c'était des flemmards !
Ça faisait la fête mais ça bossait !"



Pierrette et Claude



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"Les carriers et les "muratore", les maçons, ils venaient du Nord. (Même en 56, quand on est retourné après la guerre, la première fois, il y avait encore beaucoup d'Italiens maçons qui travaillaient en Suisse)
Ceux qui étaient de l'âge à Papa, c'était des sacrés bonhommes…
Il ne reste plus que les rejetons comme nous. Mais après la guerre il en est encore venus quelques uns. L'Italie se remontait doucement, encore plus doucement que la France ! Parce qu'ils en ont bavé… !"



Pierrette



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"Le Camp Chinois" ça s'appelait comme ça. C'était justement des petites maisons de bois à René B… qu'il avait fait monter pour ses ouvriers …Dont Papa en avait une… Moi mon rêve ce serait… moi, je bazarderais là… pour aller sur la Guinchère - j'ai été élevée là-bas !

A la buvette Papini… c'est une équipe qui est arrivée… les jeunes Italiens-là ont pu arriver en 32, 33, 34… plus tard que les premiers Italiens. Donc ça faisait déjà 10 ans que Papa était arrivé. C'était des jeunes gars bien. Ils logeaient là dans le petit chemin et tous les soirs les Italiens, comme les Français, c'était l'arrêt… Ils se mettaient sur leur 31 et tout… Et tous les soirs c'était la "java" là-dedans ! On avait droit à la mandoline, aux chansons napolitaines - parce que la musique là-bas, ça marche tout le temps !  Il y avait les filles… Ils étaient beaux, ils étaient jeunes… c'était normal quoi !"



Pierrette



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"Quand on habitait à la Haussandière, à St Brice en Cogles, c'était un bâtiment qui avait été fait pour recueillir toute cette meute de pauvres gens là qui venaient de partout (Italiens)… qu'était vus à peu près comme des chiens aussi ! Mais sur St Brice ils ont été plus vite adoptés que sur Louvigné !


Faut dire qu'il y avait des endroits où ils étaient mieux reçus… moins racistes, si on peut dire… que quand il est arrivé à Louvigné, ça a été la cata. au départ ! Ah oui !"



Pierrette

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Published by Serge Prioul - dans Histoires de picaous
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