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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 05:08

Pour guérir les verrues :

 

Voler un morceau de lard, puis en gratter les verrues avant de l’enterrer.

(Claudine M... fit cela, mais le chien déterra le bout de lard,

et les verrues ne guérirent pas)

 

 

Hélène H... avait une tante à Fougères qui lui dit de prendre un fil, d’y faire des nœuds mais sans les compter.

Ce fut difficile, se souvient-elle et ne m’a pas raconté si les verrues ont disparu.

 

 

Mal de foie :


(Recette de Hélène H...)

 

Faire cuire un œuf dur dans son urine

L’éplucher

Puis le porter dans une fourmilière.

Quand les fourmis ont fini de débiter l’œuf,

Le foie est très probablement guéri.

 


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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 05:54

 

 

 


 

C'était des modèles, on peut pas dire… ils avaient des connaissances supérieures aux carriers de Louvigné… Et c'était des bons compagnons. Avec… Le Français, tu sais : jaloux de celui qui n'en fait d'trop ! Ils dénigraient ceux qui travaillaient pas… incroyable ! Les Italiens, très bon esprit ! Le Français c'était moyen…

A ce moment là, j'étais à la Beurrière. Les Italiens, ils me dirent : dis donc Jean, on va te mettre au courant… Ils parlaient bien le Français ; beaucoup étaient nés en France, hein. Ils avaient 'té dans l'Cantal longtemps, carriers pis ils étaient montés par là, ils avaient… les Loranzi, il y avait une sacré équipe là… des gars comme ça… Ils me dirent voilà, tu devrais faire comme nous on était obligé de faire dans le Cantal.  Ils dirent là-bas le forgeron était payé sur la fabrication de l'ouvrier. Le salaire de l'ouvrier… il y avait un pourcentage…mais ils m'ont tout donné… Je parlis de ça au Louis R…  Il y a un barème. Je veux y être payé…  Ah, il me dit, il n'y a pas de problème… je te fais confiance…

 

Jean

 

 

 

 


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Published by Serge Prioul - dans Histoires de picaous
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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 06:46

 

 

 

 

«  La qhuraije » 

(Plante des lieux humides,

la renouée persicaire avait la réputation de brûler

quand on se torchait avec… d’où : la rage au cul !)

 

 

« De què ? Dire de qué »

(dire quelque chose, dire quoi…)

à Parigné on disait : « de qua »

Sur une même commune, on parlait avec des variantes d’accent

Selon qu’on habitait l’ouest ou l’est, selon qu’on était picaoü ou paysan.

 


 

«  C'est propre chez eux "question de ça" »

(façon d'appuyer la remarque)

 

 


« Toute la force est dans la queue »

(En parlant des serpents, uniquement!)

 

 


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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 07:38

 

 

 

 

J’ai commencé à travailler à la Beurrière en 42. Un de mes premiers pas dans la profession, c’est à ce moment-là ; c’était la guerre, on travaillait… l’entreprise travaillait pour les « Todt*», pour faire la base sous-marine de Lorient et puis le Mur de l’Atlantique. A ce moment-là tout le monde travaillait pour eux.

J’ai travaillé à la Beurrière quelques années et après la guerre, on s’est mis artisan, mon père et moi. On a ouvert une carrière à la Servannière, à côté de la Beurrière. C’est là qu’on a commencé nos premiers pas d’artisanat. Comme il y avait tellement de boulot après la guerre…

 

                                                           Léandre

 

 

* Organisation Todt : corps paramilitaire créé en 1938 et chargé de l’exécution des grands travaux ( autoroutes, ligne Siegfried, mur de l’atlantique etc.)

 

 


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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 05:39

 

 

 

 

A l’époque, on avait nous ce qu’ils appelaient un fronton qui montait dans le grenier, par derrière dans le jardin, il y avait une échelle qu’était tout le temps plantée là. Et la nuit quand ils partaient en expédition et qu’ils rentraient… Ils traversaient les champs…, ils montaient coucher dans le grenier chez nous.

Ils avaient fait sauter les poteaux téléphoniques, et puis tout ça !

… enfin nous on avait la charge avec les bidons à huile d’électricité, de bien laisser noircir nos casseroles, pour frotter les bidons avec du noir : ils mettaient la poudre là-dedans. Et puis donc, on était chargé d’acheter des tapettes à rats - comme on pouvait pour ne pas se faire trop remarquer - il y avait des pointes et des ficelles et ils installaient leurs trucs...

Les tapettes servaient de détonateurs, c’était toute une installation ! Et ça on avait bien la recommandation de ne pas nettoyer nos casseroles, hein !

Et là, ils l’avaient mise dans la côte de la Guinchère, cette nuit-là… avec la ficelle et les pointes sur la rigole, parce qu’il y avait un convoi qui était annoncé qui venait de Fougères.  Et puis tout d’un coup le camion est arrivé, il a sauté sur la mine qu’ils avaient installée là.

 

 

                                                           Janine

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 04:37

 

 

 

La photo qui dérange le préfet d'Ille et Vilaine

 

 

Fin mars 2012 033

 

Cette photo de François Lepage prise au centre de rétention de Rennes a été retirée.

 

François Lepage avait été sollicité en avril 2011 par le comité d'organisation du Concours de la Résistance formé pa 9 associations issues de la Résistance et de la Déportation pour offrir une oeuvre autour du thème de la résistance, de la déportation, de la paix ou des droits de l'homme.

 

Cette photo d'une femme Guinéenne portant son enfant dans les bras derrière les grilles du centre de rétention administrative de Rennes fait alors partie de la quinzaine d'oeuvres distribuées chaque année aux établissements scolaires lauréats du concours.

 

 

Sous la pression du Préfet, de l'Inspecteur d'académie, du Colonel de gendarmerie, du Directeur de la police aux frontières ainsi que du Directeur de l'office national des anciens combattants, l'artiste photographe s'est vu obligé de retirer sa photographie ou de l'échanger.

 

"J'ai refusé" dit-il "c'était donc la preuve que j'avais touché juste en montrant des choses que l'on n'a pas envie de voir. Ce qui gène c'est que la photo a été prise en France, à Rennes."

 

 

Moi, je m'pose juste une question : qu'est-ce qu'elle en pense, elle, la p'tite dame qui a faim, de la déportation.

 

 

 

 


 

 

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 06:02

 

 

 

 

 

…Les Américains avaient montré à Papa comment faire une bague aux dépends d'une pièce.

Avec les pièces de deux francs de 1923 et 1925… et il ne pouvait qu'avec ces deux années-là, parce qu'il y avait de l'or dedans. Que dans les autres années il n'y avait pas d'or. Ça ne marchait pas.

Pour payer la place de cinéma, il vendait les bagues…

Les cinémas, il y en avait deux à Louvigné: la Maison du peuple: le Familia et le cinéma Jovence.

Le jour où Papa m'a fait ma bague, il a fait trois bagues dans l'après-midi et… en peu de temps, parce qu'on n'a pas été toute l'après-midi à la carrière, c'était un dimanche…

…Alors on partait du café il était bien quatre heures; il a peut-être fait ses trois bagues en…2 heures. Avec son étau, il serrait un bout de bois rond, il le préparait  pour la taille du doigt et il martelait dessus…

Il avait un petit ciseau…Tu vois, la mienne, c'est des p'tits V qu'il y a de chaque côté. Et celles des filles qui travaillaient chez nous, elles ont des p'tits losanges dedans, elles…

Celle-là n'est pas finie en plus. Celles qu'il donnait aux autres il les a finies, mais la mienne il me dit "j'aurais bien le temps un jour…" et il l'a jamais finie.

 

     Oh oui, je connais ça, on en f'sait nous ! On n'avait pas d'outil. On évidait déjà un peu le milieu quand même… Il y avait plusieurs méthodes, oui !

Moi, c'était en 42. C'était pendant la guerre, il n'y avait pas d'alliance, il n'y avait rien.

Fallait en faire pour ceux qui se mariaient.

 

Claudine et Raymond

 

 

 

 


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Published by Serge Prioul - dans Paroles d'anciens
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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 03:38

 

 

 


 J’ai toujours été avide de connaissances, j’en n’ai jamais eu assez ! On n’avait pas été à même... ; j’en veux pas à mes parents, pas du tout !
Quand je suis allé au régiment… J’étais à Coëtquidan, à faire mes classes, avant d’aller en Algérie… Il y avait beaucoup de bretons… le niveau était pas très élevé…
Il y a un officier qui est passé dans la piole et qui dit : voilà, tous les soirs après la soupe… des cours qui vous seront donnés par des militaires qui sont dans l’enseignement… Alors, je demande à  ceux qui sont un peu justes… d’y assister. Au lieu de glandouiller dans les pioles après la soupe ! C’est pas du point de vue militaire mais c’est pour vous servir plus tard ! Je vous mets à même !
                            … Pratiquement personne ! Moi, j’y allais ! Et assidûment que j’y allais ! Et c’était bien parce que, attention, c’était pas fait par des bidasses qu’en avait rien à foutre… c’était des enseignants qui avaient eu des sursis et qui  étaient venus à 26, 27 ans… Ils avaient à cœur de nous donner du savoir un p’tit peu, hein !

 

 

Clément

 

 

 

 

Note : Voici le genre de témoignage qui me comble quand je fait du collectage. Ces histoires de vie du quotidien, intemporelles et qui parlent de la ferveur que des hommes ont eue dans la vie.

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Serge Prioul - dans Paroles d'anciens
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 05:46

 



Un vélo, j’en ai eu un… Vous savez par quoi ?

Par mon certificat d’études ! Ah il était bien gagné je vous le dis !


Mon père il l’a acheté, il m’a même pas dit ! Et puis tout d’un coup, quatre cinq mois après… c’est le petit employé qui travaillait chez P… qui me dit :
« Mais t’as un vélo. Tu ne le prends pas ? »
« Mais je ne sais même pas qu’il y a un vélo ! »
Mon père l’avait acheté mais il ne voulait pas que je le mette dans la boue l’hiver !
Les parents étaient plutôt durs !

                    Anna

 

 

 

 

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Published by Serge Prioul - dans Paroles d'anciens
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 05:07

 

 

 

C'est quoi ?

 

Un p'tit bar sympa et bien accueillant qui s'appelle "Le Flore". Pour l'heure uniquement bar, mais au devenir de brasserie d'ici quelques temps.

 

Bar à louvigné 006

 

C'est où ?

 

A Louvigné-du-désert, "le Flore"  remplace "le JD" rue du Maréchal Leclerc, la rue qui mène au Marché.

 

Bar à louvigné 007

 

C'est comment ?

 

C'est grand, confortable, tout en bois chaleureux avec des belles tables de menuisier. Lumineux aussi avec une grande baie pour laisser entrer le soleil, regarder tomber la neige et mater les passants (comme on aime).

 

C'est pas cher - le café un Euro, le perrier 1,80 Euro, la bière j'ai pas noté !

 

Bar à louvigné 012

 

C'est qui ?

 

C'est Sabrina qui nous accueille. Elle parle, elle sourit, elle est jeune et jolie, habituée au commerce et pleine d'envie de travailler.

 

Bar à louvigné 008

 

Je souhaite longue vie à ce bistrot et bonheur à Sabrina.

 

 

 

 

 

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Published by Serge Prioul - dans Des nouvelles du pays
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